Evènement patrimonial: Préservation du Patrimoine Classé et premier ensemble orchestrale à s’y produire.Ouverture janvier 2027
L’amphithéâtre historique : L’ancien auditoire de style néo-classique datant de 1902 (copie conforme de celui de Faraday à Londres) a été préservé et restauré avec soin. Il est transformé en une salle de concert à l’acoustique exceptionnelle.
« Les Rendez=vous musicaux liégeois »
réservations: rvmliegeois@gmail.com
À propos de cet événement
Dans le cadre de l’exposition Internationale « Quand Paganini rencontre Ysaye ». Ville de Liège. Échevinat de la Culture. Les Rendez-vous musicaux liégeois » asbl.
Quand une rencontre artistique devient une œuvre commune.
Entre l’ORCW et Patrick Dheur, il ne s’agit plus seulement d’une succession de concerts, mais d’une véritable histoire construite au fil des années. Pianiste de renommée internationale, compositeur prolifique et figure incontournable de la vie culturelle liégeoise, Patrick appartient à cette famille d’artistes avec lesquels l’ORCW développe une relation qui s’approfondit de projet en projet.
Leur histoire commune remonte à de nombreuses années. L’ORCW a créé ses œuvres, l’a accueilli comme pianiste soliste, l’a accompagné comme compositeur et a contribué à faire découvrir sa musique à des publics toujours plus nombreux. Dès 2016, l’orchestre créait son Concerto métamorphique pour piano à quatre mains et orchestre aux côtés de Frank Braley, alors Directeur musical de l’ORCW. Depuis, l’aventure s’est poursuivie à Mons, à Liège, dans des projets de musique de chambre, de création et de diffusion.
Cette relation n’a cessé de s’enrichir. L’ORCW a mis à l’honneur plusieurs de ses œuvres, notamment la Suite en cinq états d’esprit, la Prière pour l’humanité ou encore le Concerto des mains réunies, autant de partitions qui témoignent d’une musique généreuse, accessible et profondément humaine.
La saison précédente a marqué une nouvelle étape lorsque Patrick Dheur a invité l’ORCW au prestigieux Varna Summer International Music Festival en Bulgarie, à l’occasion de son centenaire. Comme souvent dans cette saison, une rencontre artistique durable a fini par engendrer de nouvelles aventures, de nouveaux voyages et de nouveaux publics.
Ce concert à Liège possède donc une saveur particulière. Derrière les œuvres, le public découvrira l’histoire d’un compositeur, d’un pianiste et d’un orchestre qui ont créé ensemble, voyagé ensemble et partagé de nombreuses expériences musicales.
Certaines collaborations révèlent des talents.
D’autres permettent de construire une œuvre dans le temps. L’histoire entre Patrick Dheur et l’ORCW appartient à cette seconde catégorie.
Dans une ville qui a vu naître tant de musiciens et de compositeurs, cette soirée réunira plusieurs générations d’un même héritage. Entre création contemporaine, mémoire musicale liégeoise et fidélité artistique, elle offrira bien davantage qu’un concert : la rencontre vivante de musiciens qui écrivent ensemble une histoire commune depuis de nombreuses années.
Direction artistique
Jean-Frédéric Molard
Programme
Patrick Dheur : Concerto pour piano op. 47 « Les mains réunies »
César Franck : Prélude, fugue et variations en si mineur op.18, FWV 30 (arr. Dheur)
I. Prélude (Andantino)
II. Lento
III. Fugue (Allegretto ma non troppo)
IV. Variation (Andantino)
Guillaume Lekeu : Adagio pour quatuor d’orchestre, op. 3 « Les fleurs pâles du souvenir…. »
Bon à savoir
L’auditoire Faraday de l’ancien Institut Montefiore est la pièce maîtresse historique du site restauré de la rue Saint-Gilles. [1]
L’amphithéâtre présente les caractéristiques historiques et architecturales suivantes :
L’origine du nom : Le mécène Georges Montefiore-Levi a entièrement financé sa construction en 1902. Il a exigé que ce grand auditoire de 300 places soit une copie conforme de l’amphithéâtre londonien de la Royal Institution, où le célèbre physicien britannique Michael Faraday menait ses expériences sur l’électromagnétisme.
La restauration par RESA : Classé au patrimoine de Wallonie, l’auditoire a été rénové à l’identique. Les boiseries d’époque, la structure en gradins et la majestueuse verrière métallique ont été entièrement conservées et restaurées par les entreprises
Trois créations belgo-wallonnes en une seule soirée
Orchestre Royal de Chambre de Wallonie
Plongez dans la musique d’aujourd’hui, vivante et audacieuse ! La création musicale contemporaine s’offre à vous dans toute sa diversité, portée par des compositeurs et des interprètes belges engagés. Patrick Dheur explore les couleurs orchestrales avec lyrisme et énergie dans une écriture accessible et généreuse, David Achenberg nous entraîne dans une atmosphère poétique et mystérieuse, faite de volutes sonores en clair-obscur, et Claude Ledoux réinvente la forme baroque au présent. Trois créations qui mettent aussi en valeur les chefs de pupitre de l’ORCW.
Avec l’orchestre Les Orphéistes Patrick Dheur, soliste Programme Piano Concerto No. 12 K. 414 – Wolfgang Amadeus Mozart Un rendez-vous viennois placé sous le signe de la spiritualité et de l’élégance mozartienne. Le concert de Vienne constitue sans conteste l’un des sommets artistiques de la saison 2026. Invité dans la prestigieuse Minoritenkirche, haut lieu spirituel et musical de la capitale autrichienne, Patrick Dheur interprétera le concerto pour piano et orchestre No. 12 K. 414 de Wolfgang Amadeus Mozart. La tradition des « Concerts spirituels » La série des Concerts spirituels s’inscrit dans une tradition historique européenne née au XVIIIᵉ siècle, proposant des programmes sacrés et symphoniques dans un cadre architectural chargé d’histoire. À Vienne, cette tradition perpétue l’esprit d’élévation artistique et de profondeur expressive qui caractérise la culture musicale autrichienne. L’orchestre Patrick Dheur sera entouré de l’orchestre Les Orphéistes, formation reconnue pour son engagement stylistique et la finesse de son approche du répertoire classique. L’ensemble s’inscrit dans la tradition des orchestres de chambre européens privilégiant clarté, équilibre et authenticité sonore. Un rayonnement international Ce concert prestigieux sera également intégré au programme des Croisières musicales de La Libre Belgique, contribuant ainsi à son rayonnement auprès d’un public international de mélomanes. Cette programmation confirme le caractère exceptionnel de l’événement et sa reconnaissance dans les circuits culturels de haut niveau.
�� Grand Curtius Dans le cadre de la Route européenne Paganini, Patrick Dheur participe à l’inauguration de cette exposition internationale consacrée au génie du violon.
L’année 2026 marquera un moment unique pour Liège avec l’Exposition internationale Paganini, présentée au Palais Curtius (Musée Grand Curtius) du 15 octobre 2026 au 1 mars 2027. Cet événement exceptionnel réunira pour la première fois en Belgique des objets emblématiques du célèbre violoniste italien, symbole de virtuosité et de mystèr, figure mythique du romantisme musical.
Au-delà d’un hommage, cette exposition est une véritable rencontre entre la légende italienne et la tradition du violon belge. Grâce à la « Route européenne Paganini (EPR) », dont Liège est désormais membre actif, la Cité ardente rejoint un réseau de capitales musicales prestigieuses. Ce dialogue entre Paganini et Eugène Ysaÿe, grand représentant de l’école liégeoise, illustre toute la richesse du patrimoine musical européen.
Le choix du Palais Curtius au Musée Grand Curtius n’est pas anodin : il abrite déjà le Studio Ysaÿe et l’Espace César Franck, où l’on peut admirer le piano Erard et la console de l’orgue de Sainte-Clotilde. Ces lieux chargés d’histoire offrent un cadre idéal pour accueillir ce projet d’envergure internationale.
Autour de l’exposition, une série de concerts prestigieux est organisée, renforçant encore la place de Liège comme Ville musicale créative reconnue par l’Unesco.
Patrick Dheur créera, le 29 juin 2026, son nouveau Concerto pour piano et orchestre à cordes, op. 49, sous-titré « Concerto des mains réunies » (durée : env. 22 minutes).
L’œuvre sera interprétée par l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, avec Patrick Dheur au piano.
Ce concerto se distingue par une conception formelle aussi originale que symbolique : – 1er mouvement : main gauche seule et orchestre à cordes – 2e mouvement : main droite seule et orchestre à cordes – 3e mouvement : réunion des deux mains avec l’ensemble des cordes
Dans ce concerto, l’utilisation d’une seule main n’est pas une limitation, mais bien la preuve que la musique peut jaillir dans toute sa plénitude, même quand le corps semble privé de la moitié de ses moyens. Ce défi, loin d’être un handicap, devient l’allégorie de la force intérieure : là où l’on croit voir une faiblesse, naît une puissance nouvelle.
L’image saisissante du pianiste mobilisant tour à tour une seule main, puis l’autre, captive le regard autant que l’oreille : le geste, à la fois fascinant et inhabituel, ajoute à l’expérience musicale une intensité scénique particulière, renforçant l’émotion et la dimension symbolique de l’œuvre.
Le concerto fait de cette réalité corporelle le cœur même de son langage : ici, le pianiste n’est pas seulement l’exécutant d’un texte, il est le lieu où la musique se fabrique, se cherche, se transforme.
En filigrane, l’œuvre peut aussi se lire comme une métaphore de nos divisions contemporaines : deux mains qui, d’abord, s’expriment séparément, puis finissent par construire une parole commune avec l’orchestre – de la séparation à la fraternité, de la juxtaposition à la co-construction.