[http://www.lmsoft.com/] Patrick DHEUR a retrouvé au Musée Grétry de Liège le manuscrit inédit et jamais exécuté d'un opéra de Grétry. Il vient de le présenter à la presse après avoir réalisé la première èdition “L'Officier de fortune” (1790) "L'officier de fortune" est un drame lyrique en prose et en 3 actes sur un livret d'Edmond Guillaume François de Favières (1755-1837). C'est le manuscrit original qui se trouve au Musée Grétry de Liège. Ce manuscrit a été légué au Musé Grétry par Madame Tugot. Cette oeuvre, bien que répertoriée dans le catalogue des oeuvres écrites par Grétry, a été complètement oubliée, mis à part un article " Grétry and the Revolution " d'Elizabeth C. Bartlet (Duke University) paru en 1992*. L'ouvrage n'a jamais été joué ni représenté ni édité. Il s'agit d'une première mondiale. Il vient d'être exhumé par Patrick Dheur, pianiste compositeur, Responsable du Musée Grétry et Chargé de mission auprès de la Ville de Liège pour l'organisation de la commémoration du bicentenaire de la mort du compositeur en 2013. Genèse de l'Opéra "L'Officier de fortune" d'André Modeste GRETRY En 1790, Grétry commence la composition de la musique d'un nouvel opéra suite à l'approbation du Comité de la Comédie-Italienne de Paris du texte de " L'Officier de Fortune " écrit par le librettiste François de Favières En 1792, les sociétaires décident de ne pas représenter l'Opéra Hypothèse sur la non représentation de cet Opéra En 1790, la France, alliée de l'Autriche suite au Traité de Versailles (1756), n'était pas en guerre. Par contre, quand la partition est terminée en 1792, la situation est différente : la France a déclaré la guerre à l'Autriche en avril 1791. Dès lors, il était impossible de représenter un opéra dont les personnages aux noms allemands avaient servi une armée devenue ennemie de la France. Ajoutons que l'histoire se termine par le triomphe de l'amour face à la nécessité de défendre sa patrie. Cette attitude n'est pas une valeur à présenter en temps de guerre. Favières retravaillera son livret (aujourd'hui disparu) pour le transformer en une pièce de théâtre ( Herman et Verner, ou les militaires, fait militaire en trois actes et en prose) qui sera représentée pour la première fois par les Comédiens du Théâtre français de la République le 22 mai 1803. *"Grétry et l'Europe de l'opéra-comique ", sous la direction de Philippe Vendrix, Collection " Musique.Musicologie " dirigée par Malou Haine, Liège, Mardaga, 1992. Intrigue La pièce met en valeur les vertus du volontaire (Verner), la sagesse des officiers de carrière (Spandau) et la probité de l'aristocratie (le comte) Histoire : Verner accepte un engagement comme volontaire pour servir l'armée pendant trois ans à condition qu'à l'issue de ce terme, il puisse quitter l'armée et épouser Lisbeth. L'officier Spandau est responsable des termes de cet engagement ainsi que Monsieur De Rosinski (Edouard). Au terme des trois ans, le Colonel (Le Comte), qui n'était pas au courant de l'accord, refuse le droit à Verner de quitter l'armée. La pièce est construite sur les jeux d'influence pour convaincre le Colonel. L'amour triomphera des impératifs militaires. Orchestration Violons I Violons II Alto Violoncelles Contrebasses 2 Trompettes 2 Clarinettes Petite flûte Flûte traversière 2 Cors 2 Hautbois 1 Basson Timbales Choeur 7 solistes : Fricht, ténor Verner, ténor Lisbeth, soprano Edouard, ténor Le Comte, baryton Spandau, ténor Claude ténor Table de l'Opéra Ouverture (andante maestoso-allegro) Acte 1 N°1 air, Fricht : Oui je pense mon ami N°2 air, Verner : Oui c'est là que je respire N°3 air, Lisbeth : Aux douces lettres de l'amour N°4, Récitatif et air avec choeur : Verner : Tout es calme... oui c'en est fait Choeur de femmes villageoises Acte 2 N° air, Edouard : Oui je me destine à la guerre N°6 air, le Comte : A seize ans je me rappelle N°7 air, Spandau : Savez-vous que j'eus promis N°8 air, Lisbeth : Songez donc que sa pauvre mère Intermède de l'orchestre sous la forme d'une courte ritournelle N°8 bis air, Lisbeth : Songer donc que sa pauvre mère N°9 Final. Lisbeth, Edouard, Spandau, le Comte, Verner Air, Lisbeth Je vais avoir mon bon ami Acte 3 N°10 air, Claude :J'en vois pas d'poltronerie N°11 air, Spandau : Je connaîtrai un jour N°12-13 Ensemble, Lisbeth Verner : On se met en marche Intermède musical de l'orchestre Choeur final: Chantons, chantons ce beau jour ! Le manuscrit comporte 69 feuilles. Dimensions 31*23 cm. Patrick DHEUR Pianiste concertiste Responsable du Musée Grétry Chargé de Mission " Grétry " 2013 auprès de la Ville de Liège
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